La conduite sous l’emprise de médicaments

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La conduite sous l’emprise de médicaments suscite des interrogations cruciales pour la sécurité routière. Dans cet article, nous aborderons ces risques, mettant en lumière l’importance de consulter attentivement les notices ainsi que les emballages des traitements pour une conduite responsable. Nous examinerons également les répercussions sur votre assurance auto.

Conduite et médicament : quelques chiffres

Une enquête réalisée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) s’est penchée sur le risque d’accidents liés à la prise d’un produit pharmaceutique. 3 % des accidents de la route sont imputables à la prise de médicaments.

Comment connaître les risques sur la conduite associés aux médicaments ?

Pour connaître les risques associés, il est essentiel de consulter attentivement les notices et les emballages des médicaments. En effet, les fabricants signalent ces risques en apposant des pictogrammes spécifiques sur les boîtes et les notices offrent des informations approfondies sur le cachet. En particulier, en ce qui concerne les risques liés à la conduite, les notices mentionnent souvent les effets sur les capacités psychomotrices. Des symptômes tels que la somnolence, la fatigue, des étourdissements ou d’autres altérations de la vigilance peuvent être signalés. Ces effets peuvent compromettre la sécurité pendant la conduite. Il est donc primordial de lire attentivement à la fois la notice et les informations présentes sur la boîte. Cela permet de comprendre les éventuels risques pour la conduite et d’adopter les comportements appropriés pour garantir la sécurité personnelle et routière des autres usagers.

Les médicaments sont triés en 3 niveaux

L’emballage externe comporte un pictogramme lorsque le médicament peut avoir des répercussions sur la conduite automobile. Ce pictogramme, de forme triangulaire, présent sur les emballages, joue un rôle d’avertissement. Il se décline en trois couleurs, chacune associée à un libellé, établissant trois niveaux de risque distincts. Les traitements qui ne relèvent d’aucun de ces niveaux sont considérés comme n’ayant aucun effet avéré sur la capacité à conduire.

La conduite sous médicament de niveau 1

Le risque de niveau 1 (fond jaune) représente un risque faible car il dépend surtout de la façon dont la personne tolère, plus ou moins bien, le médicament. Il n’y a donc pas de restriction à la conduite.

La conduite sous médicament de niveau 2

Le risque de niveau 2 (indiqué par un fond orange) présente un réel danger lors de la conduite d’un véhicule. Il dépend principalement du mode d’action du médicament, avec une moindre influence de la tolérance individuelle au produit. Ceux-ci nécessitent généralement une ordonnance, et dans ce contexte, votre médecin ou pharmacien évalue individuellement si la prise est compatible avec la conduite automobile.

La conduite sous médicament de niveau 3

En présence d’un risque de niveau 3 (indiqué par un fond rouge) sur l’emballage, la prise du médicament rend la conduite automobile dangereuse pour tous les patients. Il est formellement déconseillé de conduire un véhicule dans ce cas, et l’effet peut même persister un certain temps après l’arrêt de la prise du traitement. Environ 5 % des médicaments sont classés en risque de niveau 3.

Quels sont les effets physiques de ces médicaments sur la conduite ?

Les effets sur la capacité à conduire résultent de la présence de substances qui agissent sur le cerveau et l’attention. Ils peuvent également être attribués à certains effets secondaires indésirables. De plus, ces effets peuvent être influencés par des interactions entre différents traitements ou par la consommation d’alcool, et ils sont souvent exacerbés en cas de fatigue.
Certains médicaments provoquent un ralentissement des réflexes, une diminution de la vigilance, une somnolence, voire des épisodes d’endormissements. De plus, ils peuvent provoquer des vertiges, des troubles de l’équilibre, des problèmes de vision, de l’excitation, voire de l’agressivité. Ces effets peuvent se manifester de manière isolée ou cumulée, et leur gravité varie en fonction des doses absorbées et de la réaction individuelle à chaque médicament.

Aux yeux de la loi, quels sont les risques ?

L’utilisation de médicaments classés en niveau 2 ou 3 accroît le risque de devenir responsable d’un accident de la route. Il est cependant important de noter que conduire après la prise de ces traitements n’est pas illégal aux yeux de la loi française, et aucune sanction spécifique n’est prévue à cet égard.

En cas d’accident de la route sous l’emprise d’un médicament, quels sont les risques ?

En cas d’accident de la route grave, une enquête complète, comprenant une analyse sanguine, est systématiquement réalisée. Si cette analyse révèle que vous conduisiez sous l’influence d’un médicament incompatible avec la conduite, aux yeux de votre assureur vous êtes responsable à 100%. La combinaison de la prise de cachets et de la conduite représente un risque d’accident réel, fréquemment sous-estimé. Il est impératif de faire preuve de la plus grande prudence dans de telles circonstances.

Comment prévenir les effets des médicaments sur la conduite ?

La prévention commence dès la consultation médicale, au cours de laquelle il est essentiel de discuter avec votre médecin de votre besoin de conduire, de l’utilisation éventuelle de machines dans le cadre professionnel, ainsi que de tout autre traitement en cours afin d’éviter d’éventuelles interactions. Respectez rigoureusement les recommandations et prescriptions médicales, notamment en ce qui concerne l’horaire de prise des médicaments, la durée autorisée du trajet, ainsi que les pauses recommandées. Il est impératif de ne pas modifier ni interrompre votre traitement sans avis médical.
Cette vigilance se poursuit à la pharmacie, où vous avez la possibilité de solliciter des conseils auprès de votre pharmacien. Ce dernier peut fournir des informations précieuses lors de la délivrance des médicaments.
Chaque conducteur est tenu de s’assurer de sa propre aptitude à conduire et doit renoncer à prendre le volant s’il se sent dans l’incapacité de le faire. En cas de doute quant à vos capacités à conduire en toute sécurité, il est essentiel de différer votre déplacement ou de vous arrêter dès les premiers signes d’alerte, tels que la fatigue, la somnolence, les vertiges, ou une vision floue.

Mieux Assuré vous partage des conseils

La prise de médicaments peut influencer les capacités de conduite, augmentant ainsi les risques d’accidents. En tant qu’assureur auto, nous comprenons l’importance de la sécurité routière et encourageons nos clients à être conscients des effets potentiellement altérants de certains traitements sur leur conduite. En choisissant une assurance auto adaptée à votre profil, vous contribuez à assurer votre protection et celle des autres usagers de la route, tout en étant conscient des responsabilités liées à la prise de médicaments au volant. Chez Mieux Assuré, nous sommes là pour vous guider vers des solutions d’assurance qui correspondent à votre situation spécifique, assurant ainsi une conduite en toute sécurité.

Auteur Anaelle

Chargée de marketing chez Mieux Assuré depuis le lancement de l'entreprise, l'aventure Mieux Assuré est une expérience enrichissante.

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